SFR coupe ses budgets

Depuis son rachat en 2014 par Altice, société mère de Numéricable, SFR connaît de grandes difficultés économiques.
Malheureusement, ces problèmes ne sont pas récents puisque la position de SFR s’était considérablement affaiblie dans le domaine des télécoms après l’arrivée de Free sur le marché des mobiles en 2012.

SFR facture jusqu’à 3€ de plus par mois

SFR avait procédé à un grand nombre de coupes dans ses budgets pour faire face à ses difficultés mais, incapable de redresser la barre, l’entreprise a décidé d’augmenter ses tarifs jusqu’à 3€ par mois pour ses abonnés fixe et mobile.
Les clients ont pu constater cette augmentation du prix de leur abonnement sous le couvert d’une « régularisation d’abonnement mai 2016 ». SFR s’est défendu et a indiqué qu’il ne s’agissait pas d’une hausse des forfaits. Seulement, la nouvelle box sera gratuite à partir de septembre pour ses abonnés actuels, il faut bien la rentabiliser !
Et pour les clients mobiles ? Le même libellé apparaît sur leurs factures. Finalement, ce sont les journalistes de NextInpact qui auront la réponse : SFR a bien effectué une régularisation et augmentera ses tarifs de 3€ par mois.
Le principal argument pour cette augmentation des tarifs est que les services proposés par l’opérateur évoluent et que les performances de son réseau sont meilleures, pas sûr que cela apaise les clients !

SFR obligée de licencier

Autre preuve des difficultés rencontrées par l’opérateur, Patrick Drahi regrette d’avoir promis qu’aucun licenciement n’aurait lieu chez SFR.
Lors d’un déplacement aux États-Unis il a indiqué que SFR était très largement en sureffectif, il n’a pour autant pas évoqué la mise en oeuvre d’un plan social.
Heureusement pour Patrick Drahi, l’engagement de ne pas licencier a été pris pour une durée de trois ans, il ne reste donc plus qu’un an à tenir avant de pouvoir dégraisser la bête ! D’ailleurs, l’homme d’affaires se défend et indique « Tous nos concurrents ont licencié à tour de bras et nous on a pris une garantie sur trois ans à un moment où on vend à 1 euro par mois des abonnements. Ça n’a ni queue ni tête. ». Combien d’emplois seront alors menacés dans un an ? Certains chiffres indiquent que ce sont près de 3.000 salariés dans les centres d’appels qui pourraient être concernés. Pour le moment il ne s’agit bien entendu « que » des salariés chez les prestataires, SFR ne pouvant pas effectuer de coupes dans ses propres effectifs. Aujourd’hui, l’existence de Sitel et Arvato est menacée, ces deux prestataires travaillent avec SFR depuis plus d’une quinzaine d’années.

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